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Programme

16 juin 2016 19:00 - 30 sept. 2016

Les artistes tchèques POUR LA TCHÉCOSLOVAQUIE - Hommage à un pays inexistant

Kupka – Mucha – Šíma – Toyen – Štyrský – Heisler – Zrzavý – Hoffmeister – Kolář…

 

 

Vernissage le jeudi 16 juin 2016 à partir de 19h.

 

Commissaire : Pavel Chalupa
Conseiller scientifique : Antoine Marès

A l’occasion du 100e anniversaire

de la création du Conseil national tchécoslovaque

à Paris au printemps 1916.

Artistes exposés :
Alfons Mucha – František Kupka – Ludvík Strimpl
Jan Zrzavý – Othon Coubine – Vojtěch Preissig
Václav Radimský – Josef Mařatka – Jan Honsa
František Tavík Šimon – Georges Kars – František Zdeněk Eberl
Josef Šíma – Věra Jičínská – Alén Diviš – František Matoušek
Adolf Hoffmeister – Toyen – Jindřich Štyrský
Jindřich Heisler – Bohuslav Reynek – Kamil Lhoták
Jan Křížek – Jiří Hejna – Jiří Kolář

L’exposition sera ouverte

du 17 juin 2016 au 30 septembre 2016

de mardi à samedi de 13h à 20h.

Entrée libre.

 

Hommage à un pays inexistant 

De juin à septembre 2016, l’exposition Pour la Tchécoslovaquie, hommage à un pays inexistant propose un ensemble d’œuvres importantes d’artistes tchèques majeurs ayant séjourné en France du temps de l’existence de la Tchécoslovaquie – d’un État dont les contours virent le jour il y a cent ans, au printemps 2016, au 18, rue Bonaparte à Paris, c’est-à-dire exactement dans la maison où se tient l’exposition. C’est aussi l’occasion de rappeler au public français que si la Tchécoslovaquie n’existe plus, « étatiquement », depuis vingt-trois ans, elle n’a pas disparu pour autant de la carte culturelle et artistique de l’Europe. Tout au long du siècle passé, Tchèques et Slovaques purent trouver en France un espace non seulement pour créer librement, mais aussi pour prendre activement part à la création de leur État en 1918 ou à sa sauvegarde après les funestes événements de Munich, en 1938, la prise de pouvoir par les communistes en 1948 ou l’invasion soviétique du pays en 1968. Après tout, la liberté est chose fragile. Et (comme l’affirme une locution populaire en tchèque, ainsi qu’un dessin parisien de Kupka) la liberté tchèque se trouva, pour le gros du XXe siècle, un pied en prison. Notre exposition célèbre le fait que ses deux beaux pieds sont aujourd’hui à nouveau libres.

Le 14 mai 1916 vit la création, dans l’actuel bâtiment du Centre tchèque de Paris, du Conseil national tchécoslovaque (d’abord nommé Conseil national des Pays tchèques). À sa tête se trouvent alors les deux présidents de la future Première République tchécoslovaque, Tomáš Garrigue Masaryk et Edvard Beneš avec, à leurs côtés, Milan Rastislav Štefánik, astronome résidant à Paris, visionnaire et aventurier. Cependant, dans leur entourage le plus proche se trouvaient également deux peintres et dessinateurs politiques – František Kupka, représentant de la Colonie tchèque de France, et Ludvík Strimpl, ami des plus fidèles et secrétaire personnel d’Edvard Beneš. Ce hasard de l’histoire relie l’esprit du lieu à l’événement historique, ainsi qu’aux activités artistiques des acteurs eux-mêmes. Leurs œuvres sont complétées dans ce catalogue par des travaux d’autres artistes tchèques, qui furent nombreux à venir eux aussi vivre en France, et notamment à Paris (pour des raisons artistiques ou politiques), tout au long de l’existence de la Tchécoslovaquie (1918-1992). Notre catalogue se concentre principalement sur ceux dont le séjour français fut plus durable. Certains devinrent même citoyens français, mais rares furent ceux qui purent trancher entièrement les liens émotionnels qui les rattachaient à leur patrie d’origine. Notamment au moment où celle-ci se trouva en danger. Au cœur de ce livre se trouvent donc les médaillons de certains des plus grands noms de l’histoire des relations tchéco-françaises dans le domaine des beaux-arts, dont la plupart sont plus ou moins bien connus en France : un des cofondateurs de l’abstraction, František Kupka ; le créateur le plus brillant de l’Art nouveau Alfons Mucha ; le créateur de  la sculpture cubiste Otto Guttfreund ; les membres du groupe surréaliste d’André Breton Toyen, Jindřich Štyrský et Jindřich Heisler ; le peintre imaginatif du groupe Le Grand Jeu Josef Šíma ; le paysagiste de la Provence Othon Coubine ; le brillant caricaturiste Adolf Hoffmeister ; ou encore le créateur de poèmes visuels Jiří Kolář. Nous introduisons à leurs côtés les profils d’artistes que le public français connaît moins ou qui sont aujourd’hui un peu oubliés, mais qui ont laissé leur marque dans le Paris cosmopolite de leurs temps – entre autres : Georges Kars, František Zdeněk Eberl, Tavík František Šimon, Václav Hradecký, Vojtěch Preissig, Jan Zrzavý, Alén Diviš, Jan Křížek ou Jiří Hejna. Parallèlement est présentée ici une sélection d’artistes tchèques dont l’œuvre fut fortement marquée par leurs séjours en France, même brefs, parmi lesquels Jan Honsa, Bohuslav Reynek, Kamil Lhoták ou Herta Prymusová-Stachová. Leurs biographies demeurent ici incomplètes et se recentrent à dessein sur les raisons et les circonstances de leurs séjours français. D’ailleurs, ils ne sont ni ne peuvent être tous représentés ici. En relevant ces noms, les auteurs ont souhaité mettre en valeur la fascination de la France pour les Tchèques dans un contexte historique dont le rétablissement d’un État tchèque autonome en 1916, au 18, rue Bonaparte, fut la première étape chronologique. Le tout dans le contexte du rôle-clef – et finalement fatal – que joua la France dans la naissance, l’existence et le démantèlement de la République tchécoslovaque des années 1918-1939, avec pour sommet les accords de Munich. Le dernier pan chronologique concerne la France en tant que point de focalisation et inspirateur de liberté tout au long de la période qui suivit la prise de pouvoir par les communistes en Tchécoslovaquie en Février 1948, après l’occupation du pays par les armées du Pacte de Varsovie en août 1968, et jusqu’à la Révolution de velours, en novembre 1989.

 

Exposition organisée par le Centre tchèque de Paris, et préparée par le Fond d’investissement Pro arte et la fondation Nadace uměleckých sbírek (Prague).

Partenaires : Paris Design Week, CzechTourism, le FICEP.

 

Les oeuvres ont été empruntées du portfolio de Pro arte. Certains tableaux ont été prêtés par la fondation Nadace uměleckých sbírek de Prague, Le Musée de la littérature tchèque PNP, le centre d'art 8smička de Humpolec, ainsi que par des collectionneurs privés de Prague et de Paris.

František Kupka – Défi (Idole noir), pastel et gouache sur papier, 49 x 43 cm, 1902 František Kupka – Défi (Idole noir), pastel et gouache sur papier, 49 x 43 cm, 1902
František Kupka, Division et rythme de l’histoire (Vague), encre de Chine, gouache, papier, 31 x 37 cm, du cycle de 106 illustrations à l’œuvre d’Elisée Reclus L’Homme et la Terre, 1904-1905 František Kupka, Division et rythme de l’histoire (Vague), encre de Chine, gouache, papier, 31 x 37 cm, du cycle de 106 illustrations à...
Georges Kars – Jeune femme aux bas jaunes huile sur toile, 41 x 33 cm, 1923 Georges Kars – Jeune femme aux bas jaunes huile sur toile, 41 x 33 cm, 1923
Toyen – Le Paradis des noirs, huile sur toile, 49 x 69 cm, 1925 Toyen – Le Paradis des noirs, huile sur toile, 49 x 69 cm, 1925
Jan Zrzavý – La Côte de l’Île de Sein, tempera à l’huile sur contreplaqué, 27 x 35 cm, 1934 Jan Zrzavý – La Côte de l’Île de Sein, tempera à l’huile sur contreplaqué, 27 x 35 cm, 1934
František Eberl, Jeune femme à la blouse ouverte, huile, toile, 34 x 26 cm, années 1920-30 František Eberl, Jeune femme à la blouse ouverte, huile, toile, 34 x 26 cm, années 1920-30
Josef Šíma – Intérieur, huile sur toile, 81 x 50 cm, 1950 Josef Šíma – Intérieur, huile sur toile, 81 x 50 cm, 1950
Jan Křížek, Idole III, tempera à l’huile sur papier, 43 x 50 cm, 1957 Jan Křížek, Idole III, tempera à l’huile sur papier, 43 x 50 cm, 1957

Lieu:

18 rue Bonaparte
75006 Paris
France

Date :

A partir du : 16 juin 2016 19:00
Jusqu'au : 30 sept. 2016

Organisateur:

Centre tchèque


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