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Programme

25 oct. 2018 18:00

Une famille française émigrée en Bohême : les Rohan

Conférence de Thierry de Seguins-Cohorn dans le cadre des Semaines consacrées à la République tchèque à Uzès.

Après la prise de la Bastille, la Bohême a été une terre d’accueil pour les émigrés français. Ils y trouvèrent refuge, le temps d’un séjour ou celui d’unevie. Parmi eux, on trouve les Rohan, qui avaient donné deux maréchaux à la France, quatre cardinaux à l’Eglise et un Grand Maître à l’Ordre de Malte. Ils durent fuir en 1792, devinrent Autrichiens et le restèrent. Dans les années1820, le prince de Rohan acquiert le château de Sychrov dans le nord de la Bohême, dont il va faire un musée à la gloire de sa famille. En 1846, le prince Camille de Rohan hérite de son cousin et devient chef de famille. Sa soeur Herminie a épousé un Uzétien, Gabriel de Froment, baron de Castille. En 1945, le château fut nationalisé et les Rohan gagnèrent l’Autriche. Histoire mouvementée, à l’image des turbulences traversées par cette régionau cours des deux derniers siècles.

 

Pourquoi la République tchèque en cette année 2018 ?

Après la Lettonie en 2013, l’Allemagne en 2014, la Suisse en 2016, l’Association des amis de la Médiathèque et la Médiathèque intercommunale d’Uzès nous invitent en cette année 2018 à tourner nos regards vers un pays situé au cœur de l’Europe, dont la capitale – Prague – est sans conteste l’une des plus belles villes du continent et dont on se souvient trop peu qu’il dut sa naissance voici un siècle au soutien décisif apporté par notre pays et à l’action inlassable de l’un de nos voisins nîmois : Ernest Denis.

28 octobre 1918 : proclamation de la Première République tchécoslovaque au terme d’un long processus dans lequel la France a joué un rôle déterminant grâce à l’engagement personnel et à la ténacité de quelques éminents universitaires – au premier rang desquels figure Ernest Denis originaire de Nîmes.

30 septembre 1938 : la signature des accords de Munich porte un coup mortel à ce jeune pays ; la « trahison » de l’Angleterre mais aussi de la France, signataires des accords, restera longtemps dans les mémoires.

25 février 1948 : le « coup de Prague », le Parti communiste tchécoslovaque s’empare du pouvoir.

21 août 1968 : l’invasion du pays par les troupes du Pacte de Varsovie et l’entrée dans Prague des chars de l’Armée rouge sonnent le glas du « Printemps de Prague ».

Le centenaire de la naissance du pays explique l’attention que l’Association des amis de la Médiathèque et la Médiathèque ont décidé de porter cette année à la très riche culture tchèque. Comme pour la Lettonie (2013), l’Allemagne (2014) puis la Suisse (2016), il ne pourra être question que d’une « approche » par l’histoire (conférence le 15 septembre de Françoise Mayer sur la Tchécoslovaquie au XXe siècle et conférence de Patrick Cabanel le 21 septembre au Temple sur Ernest Denis), la littérature (Lenka Hornakova Civade présentera le 18 octobre son livre « Giboulées de soleil », Prix Renaudot des lycéens en 2016), la musique (conférence de Pierre Boitet le 3 octobre et concert du Quatuor Martinu de Prague le 30 octobre) ou encore le cinéma (notamment pour enfants). Pendant ces « Semaines » une exposition intitulée : « Le livre tchèque et les avant-gardes (1918–1938) » sera présentée à la Médiathèque. Un hommage sera également rendu à Václav Havel, l’homme de théâtre mais aussi l’un des membres-fondateurs de la Charte 77, figure de proue de la « révolution de velours » en 1989 puis Président de la République jusqu’en 2003 : Andrea Sedláčková présentera le12 octobre son documentaire : « Václav Havel, un homme libre ». Enfin Thierry de Seguins-Cohorn nous parlera le 25 octobre d’une famille française en Bohême : les Rohan. Sous réserve de sa disponibilité, l’Ambassadeur de la République tchèque, M. Petr Drulák, ouvrira ces Semaines par une conférence le 15 septembre sur « la République tchèque et l’Europe ». Cet ensemble de manifestations sera aussi l’occasion de nous remettre en mémoire quelques noms de créateurs et d’artistes tchèques qui appartiennent à la culture universelle: Kafka bien sûr, Milan Kundera, Gustav Meyrink et son Golem, Jaroslav Hašek et son « brave soldat Chvéïk », mais aussi Miloš Forman, récemment disparu, l’artiste surréaliste Toyen, les compositeurs Janáček, Martinů, Smetana, Dvořák, les réalisateurs de films d’animation Trnka, Karel Zeman et Hermína Týrlová, les photographes Josef Sudek, Josef Koudelka, Jan Saudek ou encore le peintre František Kupka. Quelques noms, seulement quelques noms... Dans une lettre restée célèbre Kafka écrit à son ami Oscar Pollak : « Prague ne nous lâchera pas ni l’un ni l’autre. La petite mère a des griffes. Il faudra bien se soumettre ou bien... » ; il en va de même de la culture tchèque : approchez-la, elle ne vous lâchera plus.

 

 

Dossier à télécharger :

 

Lieu:

Médiathèque d’Uzès

Date :

25 oct. 2018 18:00

Organisateur:


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