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Programme

20 mai 2009

Les nouvelles pauvretés en Europe : quelles possibilités pour une réponse européenne ?

Débat modéré par Sara Pini, chargée de recherche à la Fondation pour l’innovation politique, avec M. Martin Hirsch, Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, S. Exc. M. Pavel Fischer, Ambassadeur de la République tchèque en France, et Mathieu Angotti, Directeur du département « Evaluation des politiques sociales » du Crédoc.

 

Alors que, après les Trente Glorieuses, elle paraissait désormais un lointain souvenir, la pauvreté s’étend à nouveau sur le continent européen : 22,5% de la population de l’UE à 25  vivait en 2004 avec un revenu inférieur à 60% du revenu médian européen.

Cela s’accompagne désormais d’une diversification des formes de pauvreté : celle-ci ne concerne en effet plus seulement les chômeurs, les personnes âgées et les familles nombreuses, mais aussi, et de plus en plus, les jeunes, les familles monoparentales, les personnes vivant seules et les travailleurs précaires. Cette dernière catégorie est même la plus nombreuse dans la plupart des pays de l'Est, en Irlande et en Belgique. La faiblesse des salaires est en effet, avec le chômage et l’insuffisance ou l’inadaptation des qualifications professionnelles, une des principales causes de pauvreté.

La nouvelle pauvreté se caractérise avant tout par un effritement progressif des liens entre les personnes concernées et le reste de la société et par l’isolement de ces individus, souvent concentrés dans des quartiers bien précis des grandes cités. Contrairement au passé, la famille et la communauté locale ne constituent plus un rempart suffisant contre l’exclusion des personnes en difficulté. Quant aux mesures sociales, si elles constituent une aide essentielle, elles ne suffisent pas à sortir de l’engrenage négatif d’un chômage qui s’installe de plus en plus dans la longue durée, d’une inadaptation persistante aux structures de l’emploi dans les sociétés modernes et d’une « désaffiliation » (selon le sociologue Robert Castel) de l’individu.

Quoi faire donc face à ces nouvelles pauvretés ? Á qui revient cette tâche ? aux États membres ? aux collectivités locales ? à l’Union européenne dans son ensemble ? Et dans ce cas, existe-t-il un « modèle social européen » ou du moins des modèles nationaux mais fondés sur les mêmes valeurs et les mêmes priorités ou bien les structures sociales sont vraiment aussi irréconciliables qu’on les présente souvent ?

 

 

Proposé en collaboration avec Nouvelle Europe, dans le cadre du festival Après ‘89.

Suivi d’un cocktail.

 

www.nouvelle-europe.eu

 

Entrée libre.

   

 

 

Lieu:

18 rue Bonaparte
75006 Paris
France

Date :

20 mai 2009

Organisateur:

Centre tchèque


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