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Programme

16 avr. 2015 19:30

Les Héritages culturels du XIXe siècle sous les régimes communistes

Soirée de présentation du volume collectif sur Les héritages culturels du XIXe siècle sous les régimes communistes de la revue Slovo (Centre de recherches Europes-Eurasie-INALCO), n°41-42, paru en septembre 2014 sous la direction de Catherine Servant.

 

Soirée animée par Jean-Gaspard Páleníček.

En présence des coauteurs suivants : Iryna Dmytrychyn, András Kányádi, Anna Leyloyan-Yekmalyan, Catherine Servant.

 

Le numéro 41 de Slovo aborde le traitement réservé aux héritages culturels du XIXe siècle sous les régimes communistes de l’Union soviétique et de plusieurs pays d’Europe médiane entrés tour à tour dans sa zone d’influence. Au fil de leurs analyses, les auteurs mettent au jour des interrogations regardant l’histoire culturelle depuis son versant institutionnel et sociopolitique et jusqu’en ses dimensions artistiques et esthétiques, tout en conférant aux problématiques abordées d’indispensables éclairages comparatistes.

Quels domaines, « grands hommes », séquences historiques, canons et stéréotypes tirés du XIXe siècle font alors l’objet d’une mise en valeur (aux dépens d’autres) ? Comment se (re)définit la notion de classiques et à quels objectifs et stratégies obéissent les adaptations et transpositions dont ceux-ci peuvent faire l’objet ? Qui sont les acteurs – idéologues, écrivains et artistes, animateurs de la vie culturelle, instances du parti et de l’État… – qui revêtent le plus de poids dans la promotion sélective des valeurs du XIXe siècle ? Quelles politiques culturelles président à la mise à l’honneur de cultures nationales élaborées au XIXe siècle, et des formes de « traditionalisme » qui la sous-tendent ? Quelles articulations sont proposées entre tradition nationale et idéologie marxiste-léniniste dominante – et quel sort est réservé, dès lors, au concept de modernité ? Quelles peuvent être l’ampleur et la portée d’une telle reviviscence, donnant parfois lieu à une véritable culture de masse, laissant des empreintes durables sur le système éducatif… ?

Ces interrogations conduisent immanquablement à se pencher sur le pouvoir de légitimation accordé aux références puisées dans ce XIXe siècle : sur les soubassements que ce passé revisité est susceptible de fournir, en particulier, à l’idée de la nation promue par ces régimes ; sur le fondement qu’il offre à ce « patriotisme socialiste » que les concepteurs de la nouvelle culture s’emploient à insuffler au « peuple », à égale proportion de l’ « internationalisme prolétarien » ; sur l’enjeu historiographique qu’il a pu constituer et, dès lors, les manipulations et détournements dont il a fait l’objet.

 

Les intervenants :

Iryna Dmytrychyn, maître de conférences à l’Inalco, a pour principaux domaines d’enseignement et de recherche la littérature ukrainienne, l’histoire et la civilisation de l’Ukraine moderne (XIXe et XXe siècles). Elle travaille actuellement sur la perception de la famine de 1932-1933 – la création littéraire qui s’y rattache, sa perception en France. Les travaux qu’elle a publiés portent sur plusieurs personnalités importantes de l’histoire et de la culture ukrainiennes (Marko Vovtchok, Grégoire Orlyk). Elle est également l’auteur de nombreuses traductions de l’ukrainien dont, en 2013, La Route du Donbass de Serhiy Jadan et Lettres de Kharkov, La famine en Ukraine 1932-1933, aux éditions Noir sur Blanc.

 

András Kányádi est maître de conférences à l’Inalco, membre titulaire du Centre de recherches Europes-Eurasie et membre associé du CIRCE. Ses recherches portent sur l’histoire littéraire hongroise, la littérature comparée et l’histoire des idées en Europe centrale. Il a édité Figures mythiques en Europe centrale (Institut d’études slaves, 2010), La fortune littéraire de Sándor Márai (Syrtes, 2012) et A képzelet topográfiája (Topographie de l’imaginaire), Komp Press, 2010.

 

Anna Leyloyan-Yekmalyan, née à Erevan, est historienne de l’art, spécialisée dans l’art médiéval du Caucase chrétien. Rédactrice en chef du secteur Beaux-Arts de l’Encyclopédie arménienne (Erevan) de 1988 à 1998, elle est docteur de l’École Pratique des Hautes Études, IVe section (2003), et maître de conférences à l’Inalco. Elle a notamment publié L’Art du Livre au Vaspurakan. Étude des manuscrits de Yovannēs Xizanc’i (Paris / Louvain, Éd. Peeters / Bibliothèque de l’Inalco, 2009) et réalisé la traduction et l’adaptation des contes populaires arméniens 15 contes d’Arménie (Paris, Flammarion, « Castor Poche », 2002).

 

Catherine Servant est professeur à l’Inalco, codirectrice du Centre de recherches Europes-Eurasie, responsable des études tchèques. Ses travaux portent sur l’histoire culturelle, littéraire et intellectuelle des pays tchèques et de la Tchécoslovaquie aux xixe et xxe siècles. Avant le volume de Slovo sur Les héritages culturels du XIXe siècle sous les régimes communistes (2014), elle a notamment édité Contributions à une histoire culturelle germano-tchèque en Europe centrale : un espace à reconstruire ?, Cahiers du CeFReS (Prague), n° 31, 2012, volume collectif en codir. avec Françoise Mayer.

 

 

Salle Janáček

Entrée libre

 

Lieu:

18 rue Bonaparte
75006 Paris
France

Date :

16 avr. 2015 19:30

Organisateur:

Centre tchèque


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