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Programme

28 mars 2011 19:00

Sueur et larmes du Printemps de Prague

Film documentaire de Pavel Koutecký, 2006, 1h, attention : version tchéco-anglaise avec sous-titres anglais, dans le cadre de la semaine spéciale Le Festival du Printemps de Prague au Centre tchèque de Paris.

 

 

Présentation par le réalisateur :

 

« Le film Sueur et larmes du Printemps de Prague est le second volet d’une trilogie intitulée Tous les ans, le printemps vient à Prague, qui brise les stéréotypes dans la façon de présenter le monde de la musique classique dans les médias. Notre projet a pour but d’extirper cette partie de la culture du ghetto dans la quelle elle est perçue – d’un ghetto d’immobilité, d’ennui, d’officialité exagérée, et qui crée une barrière entre ce domaine et le public plus large. Ce qui est noble et exceptionnel s’y mêle à ce qui est ordinaire et civil. Nous percevons les musiciens comme des êtres humains obsédés par un désir de perfection pour leur interprétation, mais en même temps comme des gens normaux, avec leurs tracas, leurs stress et leurs inquiétudes. Le monde de la musique classique est sérieux et drôle à la fois, comme tout ce qui est lié à l’homme.

Le tournage s’est fait sur plusieurs années, lors des préparations du festival du Printemps de Prague, puis en son cours. Les trois films forment triptyque uni, mais chaque film peut bien sûr également fonctionner en soi.

Notre projet évite exprès les aspects officiels du festival, les conférences de presse et autres activités sociales qui vont avec. L’équipe de tournage passe la plupart du temps en coulisses, patiente, discrète, et dévouée aux récits qui se déroulent devant elle. La combinaison d’observations sur des situations diverses avec des conversations informelles donne au final un tableau hors en couleurs, plein de suspens, authentique et profond, du thème choisi.

Nous ne nous concentrons pas seulement sur les stars, nous montrons aussi des musiciens au tout début de leur carrière. Nous ne nous intéressons pas seulement aux efforts pour atteindre l’interprétation musicale la meilleure, mais aussi à des aspects plus prosaïques du festival.

 

La conception dramaturgique du deuxième volet, Sueur et larmes du Printemps de Prague, est basée sur la tension entre l’histoire de jeunes musiciens débutants et celle dont les personnages principaux sont de grands maîtres reconnus. Un troisième thème apparaît dans l’exploration de domaines musicaux qui s’éloignent de ce que nous considérons couramment comme aisément compréhensible et perceptible.

 

Le film est composé de quatre lignes narratives :

Le chef d’orchestre. Sir Charles Mackerras répète Taras Bulba de Leoš Janáček avec la Philharmonie tchèque. Nous le suivons des premières répétitions jusqu’au concert. Le chef d’orchestre est confronté à des problèmes de temps, et à la conception divergente qu’a l’orchestre de la pièce. Il s’occupe de problèmes divers : de l’expression générale jusqu’au moindre détail sonore, le tout avec la noblesse d’un Lord britannique. Comme il s’agit là d’un concert en hommage au chef d’orchestre Václav Talich, nous sommes également témoin du tournage d’une interview de Mackerras au sujet de celui qui fut son professeur. Le chef d’orchestre n’est pas interloqué par l’atmosphère de cirque propre à l’équipe de tournage, et offre ses souvenirs en toute simplicité.

 

Aux frontières de la musique – le piano de quart de tons. Le festival s’accompagne aussi d’expérimentations exclusives et parois quelque peu curieuses. Nous sommes témoin du déménagement du piano et de l’assemblage de deux queues pour un seul instrument. Nous apprenons à quel point cela est rare et quels problèmes cela entraîne. Vojtěch Spurný travaille et commente l’étrangeté de l’invention d’Alois Hába – la musique de quart de tons – et les difficultés pour jouer d’un tel piano spécial, unique au monde. Bien qu’il soutienne que cette musique est parfois presque inécoutable, le public est au rendez-vous.

 

Le concours – en début de chemin. Nous avons choisi le concours international de trombone et avons suivi près d’une dizaine de jeunes musiciens sélectionnés. Le premier tour du concours, en particulier, est assez dramatique – une demie année de travail se joue sur une simple vingtaine de minutes. Les musiciens qui nous avons filmés ont été retenus pour le troisième tour sur cinquante-quatre autres jeunes gens. Nous les avons filmés dans leurs loges, dans l’antichambre et après leurs interventions devant du jury, mais aussi pendant leurs répétitions, pendant l’attente des résultats. Nous les montrons comme des jeunes ordinaires, mais aussi comme des individualités marquées : chacun d’entre eux a sa propre méthode de préparation, chacun réagit autrement au stress de la compétition. Nous observons les relations qu’ils entretiennent entre eux. Nous sommes avec eux dans les moments de concentration, de nervosité, de défaite, de succès.

 

Le soliste. Garrick Ohlsson est une star de première catégorie. Nous l’avons filmé avant et pendant sa répétition, au concert et après celui-ci. Nous avons discuté de la relation entre l’interprète et l’auteur, de l’éternel chemin vers la perfection. Une longue prise de vue en détail du visage d’Ohlsson pendant son concert constitue un des moments forts du film. Notamment en contraste avec l’espièglerie que le pianiste montre tout de suite après, en coulisses, au moment d’annoncer les bis… »

 

Salle Janáček

Entrée libre

 

www.festival.cz

 

Lieu:

18 rue Bonaparte
75006 Paris
France

Date :

28 mars 2011 19:00

Organisateur:

Centre tchèque


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