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Programme

13 avr. 2018 19:30

Josef Šíma : Voir le silence - Entendre la lumière

Soirée musicale et littéraire consacrée au peintre Josef Šíma, et à ses affiliations artistiques avec la ville de Reims, l’église Saint-Jacques et les groupes Phrères Simplistes et Le Grand Jeu. Sous le patronage de SEM Petr Drulák, Ambassadeur de la République tchèque en France et Monsieur Arnaud Robinet, Maire de la ville de Reims.

 

Josef Šíma

 Plasticien et illustrateur mondialement connu, Josef Šíma s’installe en France au début des années 1920. A partir de 1927, il se lie avec les artistes de Reims, qui ont crée un groupe d’avant-garde et communauté initiatique Phrères simplistes (René Daumal, Roger Gilbert-Lecomte,…). Ces artistes, rassemblés autour de la revue Le Grand Jeu, incarnent une autre vision que celle, surréaliste, d‘André Breton. Josef Šíma partage avec les surréalistes l’intérêt pour le sujet dominé par le phénomène du rêve - le sujet s’ouvre sur l’infini au travers d’un paysage rêvé au delà du réel, matérialisé par une sorte de vibration de la lumière-matière. Comme le fait remarquer František Šmejkal, « l’oeuvre picturale de Šíma se distingue —malgré les transformations qu‘elle semble avoir subies— par une unité remarquable et par une profondeur philosophique reposant sur l’expérience poétique du groupe du Grand jeu. Šíma était non seulement cofondateur de ce groupe et le plus important parmi les artistes qui en faisaient partie, mais encore l’un de ceux qui, avec René Daumal et Gilbert Lecomte, sont demeurés, pendant toute leur vie, fidèles à son programme de régénération des facultés primordiales de l‘esprit humain, programme qui visait à une nouvelle unité de l’homme, du monde et de l’univers.» Les trois termes fondamentaux de la poétique de ces artistes sont l’illumination, l’imagination et l’unité : l’illumination soudaine donnée par des moments de vision exaltée qui permet de s’emparer de la réalité grâce à une sensation profonde, dans une unité originelle du monde, et de s’identifier en même temps à ce dernier ; l’imagination vers un inconscient plutôt collectif qu’individuel, vers des symboles et des images archétypiques ; et le monisme — tenant à l’unité originelle du monde et del’homme — qui va de la pluralité à l’unité (la lumière) pour tenter de supprimer la dualité du sujet et de l’objet. Šíma devient le Maître à voir profond pour les jeunes artistes que sont alors Lecomte et Daumal, au sortir du lycée où ils avaient été des « phrères simplistes ». Son travail est perçu comme une ouverture sur l’invisible, une représentation de la transcendance objective. Šíma les stimule, les impressionne, les guide. De cette rencontre va naître la revue Le Grand Jeu dont le premier numéro paraît en 1928, et dont le peintre devient directeur artistique. « Lorsque l’alchimie prend le ton de l’artisan, cela prouve que le travail est fait, en me parlant ainsi, Sima savait qu’il allait pouvoir, jusqu‘au bout, assumer la quête du Graal surréel qui était le pathétique défi du Grand Jeu. Son destin d’alchimiste marginal et migrant lui avait ainsi permis de s’aventurer un peu plus loin sur la voie qui mène du chaos à l’ordre et du feu à la lumière, vers l’unité du monde » (Pierre Restany).

 

Soirée musicale et littéraire

Les musiciens :

Olivier Besson, récitant  //  Dagmar Šašková, mezzo-soprano  //  Kurt Lueders, orgue  //  Olivier Innocenti, accordéon, bayan & eigenharp  //  Martin Laliberté, électroacoustique

 

Commentaires de :

Lenka Stransky, musicologue (Université Paris-Est)
Anne-Christine Royère, historienne de la littérature (Université de Reims)
Laure Gauthier, germaniste et historienne de la littérature (Université de Reims)

 

Direction artistique : Lenka Stransky

 

Programme de l'évènement

Jean-Marc Chouvel

Wenn wir in höchsten Nöten sein, orgue

Ich ruf zu dir, Herr Jesu Christ, orgue

Josef Klička

Légende, op. 44, orgue

« Poetisme tchèque » et les filiations artistiques françaises, un commentaire de Lenka Stransky

Vítezslava Kaprálová

Bezvětří, chant et orgue

Bilým šátkem mává, chant et orgue

Olivier Innocenti

Five Orchestral Sensations pour dispositif électronique Eigenharp

Jean-Sébastien Bach

Sinfonia n°9, transcription pour bayan

Roger Gilbert-Lecomte : Poèmes

« Le Grand Jeu » et le contexte littéraire, un commentaire de Laure Gauthier

Marius Constant

L‘Ange bleu, suite de musique de scène pour accordéon de concert

Bohuslav Martinů

Trois chants sur les poèmes d’Apollinaire, chant et bayan

Bohuslav Martinů

Automne malade, chant et bayan

Roger Gilbert-Lecomte : Poèmes

Petr Eben

Já jsem Tvůj ty jsi má, chant et bayan

Quand ce beau printemps, chant et bayan

Henri Michaux

Sous les yeux. Michaux, les toiles de Josef Šíma

Michaux et Šíma, un commentaire d’Anne-Christine Royère

Martin Laliberté

Vitraux, performance électroacoustique

René Daumal : Poèmes

Olivier Innocenti

Improvisation, eigenharp

Vladimír Holan

Motlitba kameni, poème chanté par Dagmar Šašková

Jean-Yves Bosseur

Světla (poème de Vladimir Holan), chant et accordéon, création

Leoš Janáček

Loučení, chant

 

La brochure de l'évènement:

Cette manifestation est organisée conjointement par l’Ambassade de la République tchèque en France et le collectif aCROSS (Art, Création, Recherche, Outils, Savoirs, Synesthésies), avec le soutien financier du Centre tchèque de Paris, dans le cadre du 10ème anniversaire de célébration du jumelage de la ville Kutná Hora et la ville de Reims.



 

Lieu:
Église de Saint-Jacques, Reims
Date :

13 avr. 2018 19:30

Organisateur:

Le Centre tchèque est coorganisateur de l'événement


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