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Programme

26 mai 2016 - 22 juil. 2016

Josef Šíma - Œuvres sur papier des années 60

Galerie Antoine Laurentin.

 

 

Josef Šíma nait en 1891 dans une famille d’artistes tchèques. Il étudie à l’Académie de Prague dans l’atelier du peintre symboliste Jan Preisler qui lui fait découvrir le travail de Cézanne. A Prague, il devient membre du groupe d’avant-garde tchèque « Devětsil » fondé en 1920. En 1922, il s’installe à Paris en tant que correspondant du groupe. Il fait alors la connaissance des figures de l’avant-garde française tel que les dadaïstes Tristan Tzara et Georges Ribemont-Dessaignes ou encore André Breton et Max Ernst figures du Surréalisme. Šíma contribue à tisser des liens étroits entre les surréalistes de Paris et de Tchécoslovaquie. Lors d’une visite au Louvre, il est fortement impressionné par les représentations de paysages insolites d’Hercule Seghers, graveur hollandais (1589-1638). Dès lors, Šíma considère Seghers et «ses terres mangées par la lumière» comme l’un de ses maîtres. 

En parlant de ses peintures, Joseph Šíma affirme qu’elles datent toutes de l’époque où il est à Paris. Ses influences sont très diverses. Il s’intéresse de près à l’analyse structurelle du langage, de la poésie et de l’art que développe le linguiste Russe Roman Jakobson. Au cours de ses premières années à Paris, il peint dans un style spontané que l’on peut qualifier d’expressionniste fauve. Et il expose en 1925 au Salon des Surindépendants dans la section surréaliste, mais n’adhère toutefois par à leur mouvement. En 1927, il fonde « Le Grand Jeu » et devient le directeur artistique de la revue éponyme. Ce groupe de surréalistes composé entre autres de René Daumal et Roger Vailland refuse la tutelle d’André Breton. Ils préfèrent l’imaginaire et l’illumination soudaine à travers une «philosophie de participation ». Pour Šíma, cela se traduit par la «peinture de vision» qui est liée à une conception spiritualiste de l’univers impliquant l’unité de la matière tel que les pierres, les arbres, l’eau, les nuages. Ainsi, il peint des paysages abstraits dans lesquels la terre, le ciel et la mer se mêlent toujours dans des vapeurs et des brouillards au point qu’ils en deviennent confus. L’idée sous-jacente est mystique plutôt que métaphysique. A partir des années 30 Šíma élimine toute forme identifiable, chaque présence corporelle tout en travaillant une lumière à valeur symbolique. Après une longue interruption due à la guerre, Šíma recommence à travailler en 1950. Il fait de la lumière et l’espace le centre de ses recherches. Ce qui lui valut d’être exposé à la Galerie Paul Facchetti avec une préface d’Henri Michaux, mais aussi la galerie Le Point Cardinal. Depuis de nombreuses expositions lui sont consacrées en France et à l’étranger, notamment au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 1992. 

 

Horaires : du mardi au vendredi de 10h30 à 13h et de 14h à 18h30, le samedi de 14h à 18h.

 

Galerie Antoine Laurentin

23, quai Voltaire

75007 Paris

01 42 97 43 42

contact@galerie-laurentin.com

www.galerie-laurentin.com

Lieu:

Galerie Antoine Laurentin

Date :

A partir du : 26 mai 2016
Jusqu'au : 22 juil. 2016

Organisateur:

Le Centre tchèque est coorganisateur de l'événement


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