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Programme

24 sept. 2015 19:00 - 23 oct. 2015

Jiří Sopko

Vernissage le jeudi 24 septembre à partir de 19h en présence de l'artiste et de Linda Sedláková, directrice de la Galerie Gema Prague.

 

 

Notre exposition présente une série d’œuvres nouvelles créées par l’auteur pour l’occasion, au cours de cet été. Il s’agit d’un cycle aux tonalités pointillistes, représentant de simples motifs de notre vie quotidienne, où parfois, font irruption des détails presque magrittiens.

 

De la peinture

Lorsque Sopko peint, il est toujours saisi d’un sentiment d’impatience vis-à-vis du résultat fini. Il approche la toile avec une vision plus ou moins précise, qui s’affine et se modifie au fur et à mesure de la peinture de sorte que bien souvent, le tableau achevé a une apparence tout autre. Ainsi, la peinture est pour Sopko une recherche permanente d’équilibre, de la possibilité d’une harmonie sur la toile. En effet, deux couleurs peuvent se trouver côte à côte, mais l’ajout d’une troisième peut désaccorder l’ensemble. Au tournant du siècle, cette recherche d’harmonie l’a amené à créer des diptyques et triptyques. Il a remarqué à ce sujet : « En ce qui concerne cette démultiplication, au fur et à mesure que je simplifie tout, j’ai en quelque sorte le désir de multiplier les relations présentes dans le tableau, de manière à ce que le spectateur comprenne soudain à la troisième toile (dans le cas où il s’agit de trois toiles) de quoi il en retournait sur les toiles précédentes. »

 

Sur Jiří Sopko

Le père de Jiří Sopko était originaire d’une famille luthérienne, de la confession d’Ausbourg – le nom de la famille s’écrivait à l’origine Szopko. La branche paternelle était originaire de Spišská Sobota en Slovaquie et ne comptait que des pasteurs. Ce n’est que l’arrière-grand père du peintre qui devint garde forestier. La mère de Sopko était originaire de la région de Kladno, en Bohême centrale, et était institutrice. Elle fit la connaissance du père de Sopko en Ukraine subcarpathique, où il était de l’Etat tchécoslovaque. C’est là qu’est né Sopko, en 1942, mais dès ses trois ans, la famille a déménagé à Dunajská Streda, sur l’île fluviale Žitný ostrov, où son père était administrateur. Au début des années, au lendemain de la prise de pouvoir par les communistes, son père est licencié pour raisons politiques et la famille déménage à nouveau, cette fois près de Kladno. A l’époque, la région, envahie par l’industrie lourde, est sale et sombre, et Sopko dira que longtemps, il aura cru que les moineaux sont des oiseaux noirs… De fait, les tableaux qu’il peint lors de ses études à l’Académie des Beaux-Arts de Prague (1960-66) sont eux aussi sombres. En 1966, une fois ses études terminées, il reçoit un premier prix qui lui permet de séjourner six mois à Chypre, accueilli dans la famille d’un camarade d’atelier, George Kotsonis. A Chypre, Sopko est frappé par la différence de luminosité et de couleur. Il peint peu, mais ses longues contemplations de la mer, seul sur la plage, vont constituer un important réservoir. Dès lors, les couleurs de ses toiles de sa période abstraite changent et commence à y dominer le jaune, symbolisant le soleil.

En 1968, il passe cinq mois en France, où il part en compagnie d’un important groupe de peintres : ensemble, ils séjournent d’abord à Paris, puis Sopko se rend en Normandie, à Caen. De retour en Tchécoslovaquie, il intègre de personnages dans ses œuvres. Il se lie d’amitié avec divers clowns et mimes, notamment Ctibor Turba : les clowns et les cirques ont toujours attiré – à ce titre, rien de surprenant  qu’il se sente une prximité avec James Ensor. L’historien de l’art et poète Josef Kroutvor a d’ailleurs qualifié toute cette période de la Normalisation, non sans une touche d’humour noir, de « burlesque à la tchèque ».

Au cours des années 1970, Sopko est interdit d’expositions. Il traverse alors même une période où il envisage d’arrêter de peindre. Mais finalement, il s’est avéré qu’il s’agissait là de la seule expression dont il était capable. A partir du milieu des années 1970, il est au moins autorisé à faire des travaux de restauration.

Né sous le signe des Poissons, Jiří Sopko aime depuis toujours la chaleur et l’eau. Se baigner n’est pas un de ses passe-temps favoris, mais il se plait à contempler l’eau, une activité qui le tranquillise – une habitude qui se reflète dans ses œuvres de la fin des années 1980.

Il est réhabilité après la Révolution de velours : il est nommé professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Prague où il enseigne à partir de 1990, et en est le recteur entre 2005-08.

Au cours des années 1990, fatigué par les hommes et une notoriété soudaine, Sopko désire peindre pour lui-même des tableaux remplis de calme – de peindre le « nirvana ». Des nuages, des paysages font irruption dans ses toiles, à travers lesquels il réfléchit à la thématique de la paix intérieure. De son propre aveu, avec l’âge, il penche de plus en plus vers une expression minimaliste, une réduction de l’espace. Cette tâche des plus ardues lui réussit, ainsi qu’en témoigne aussi le cycle présenté ici, de tableaux quasi-impressionnistes de prés, de forêts et de motifs du paysage de sa maison de campagne, à Rynoltice, en Bohême du Nord.

Linda K. Sedláková

 

L'exposition coincide avec la restauration des reliefs de Jiří Sopko créés pour le Centre tchèque de Paris lors de son ouverture, en 1997, et visibles dans la cour du Centre.

 

Exposition ouverte du 25 septembre au 23 octobre 2015 du mardi au samedi de 13h à 18h, les mercredis jusqu'à 20h.

Entrée libre.

 

www.jirisopko.cz

www.galeriegema.cz

 

Lieu:

18 rue Bonaparte
75006 Paris
France

Date :

A partir du : 24 sept. 2015 19:00
Jusqu'au : 23 oct. 2015

Organisateur:

Centre tchèque


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