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Programme

30 oct. 2018 18:00

Quatuor Martinů de Prague

Concert du Quatuor Martinů de Prague dans le cadre des Semaines consacrées à la République tchèque à Uzès.

 

Lubomír Havlák, premier violon
Jitka Vlašánková, violoncelle
Zbyněk Paďourek, alto
Libor Kaňka, deuxième violon

et Pierre Henri Xuereb, alto
(en deuxième partie)

 

Programme

Première partie :
Josef Suk : « Méditation pour quatuor à cordes sur l’ancien choral tchèque « Saint Venceslav », op.35, (1914)
Antonín Dvořák : « Quatuor à cordes n°12 en fa majeur« Américain », op.96, (1893)
-Pause-
Deuxième partie :
Antonín Dvořák : « Quintette à cordes en mi bémol majeur, op. 97, (1893)

 

Le Quatuor Martinů

Le Quatuor Martinů, d’abord appelé Quatuor Havlák, fut fondé en 1976 par des étudiants du conservatoire de musique de Prague, à qui servirent d’inspiration et de modèle des ensembles tels que les Quatuors Vlach ou Smetana. Ils surent mettre pleinement a profit ces conditions propices pour étudier le répertoire en profondeur, ce qui leur valut sept titres de lauréats à d’importants concours internationaux dont un prix au concours ARD de Munich, au concours d’Evian, au concours Yehudi Menuhin ou encore au concours du Printemps de Prague.

Ces succès contribuèrent beaucoup à lancer la carrière internationale du Quatuor Martinů que le monde musical respecta rapidement comme l’un des ensembles représentatifs de la tradition tchèque.

Le Quatuor Havlák prit le nom de Quatuor Martinů en 1985, en signe d’engagement à propager le nom et l’oeuvre de l’un des génies de la musique tcheque, Bohuslav Martinů. Cet effort a, par exemple, été couronné a Cannes en 2004 par le prix du MIDEM du meilleur CD dans la catégorie musique de chambre /solo du XXe siècle pour le deuxième de ses trois CD édités par la société Naxos avec les sept quatuors à cordes de Bohuslav Martinů, et encore d’autres de ses pièces de musique de chambre.

Bien que l’essentiel de son répertoire soit constitué d’oeuvres des géants de la musique tchèque et mondiale, le Quatuor Martinů aime rechercher des oeuvres oubliées ou créer  des oeuvres contemporaines. Son enregistrement des compositeurs Sylvie Bodorová (« Requiem pour le ghetto de Terezin ») et Ronald Stevenson fut déclaré meilleur CD du mois par le prestigieux site web MW Classical Music. Le Quatuor se consacre depuis longtemps à la musique de Tomáš Svoboda, compositeur tchèque majeur vivant aux Etats-Unis, en enregistrant son oeuvre complète pour quatuor ou en la jouant en concert.

Outre sa riche activité de concert qui l’amène à jouer sur de prestigieuses scènes mondiales, le Quatuor Martinů collabore étroitement avec la Radio tchèque, tout comme il collabora autrefois avec la BBC, Radio France, ARD ou ORF.

 

Pourquoi la République tchèque en cette année 2018 ?

Après la Lettonie en 2013, l’Allemagne en 2014,la Suisse en 2016, l’Association des amis de la Médiathèque et la Médiathèque intercommunale d’Uzès nous invitent en cette année 2018 à tourner nos regards vers un pays situé au cœur de l’Europe, dont la capitale – Prague – est sans conteste l’une des plus belles villes du continent et dont on se souvient trop peu qu’il dut sa naissance voici un siècle au soutien décisif apporté par notre pays et à l’action inlassable de l’un de nos voisins nîmois : Ernest Denis.

28 octobre 1918 : proclamation de la Première République tchécoslovaque au terme d’un long processus dans lequel la France a joué un rôle déterminant grâce à l’engagement personnel et à la ténacité de quelques éminents universitaires - au premier rang desquels figure Ernest Denis originaire de Nîmes.

30 septembre 1938 : la signature des accords de Munich porte un coup mortel à ce jeune pays ; la« trahison » de l’Angleterre mais aussi de la France, signataires des accords, restera longtemps dans les mémoires.

25 février 1948 : le « coup de Prague », le Parti communiste tchécoslovaque s’empare du pouvoir.

21 août 1968 : l’invasion du pays par les troupes du Pacte de Varsovie et l’entrée dans Prague des chars de l’Armée rouge sonnent le glas du « Printemps de Prague ».

Le centenaire de la naissance du pays explique l’attention que l’Association des amis de la Médiathèque et la Médiathèque ont décidé de porter cette année à la très riche culture tchèque. Comme pour la Lettonie (2013), l’Allemagne (2014) puis la Suisse (2016), il ne pourra être question que d’une « approche » par l’histoire (conférence le 15 septembre de Françoise Mayer sur la Tchécoslovaquie au XXe siècle et conférence de Patrick Cabanel le 21 septembre au Temple sur Ernest Denis), la littérature (Lenka Hornakova Civade présentera le 18 octobre son livre « Giboulées de soleil », Prix Renaudot des lycéens en 2016 ), la musique (conférence de Pierre Boitet le 3 octobre et concert du Quatuor Martinu de Prague le 30 octobre) ou encore le cinéma (notamment pour enfants). Pendant ces « Semaines » une exposition intitulée : « Le livre tchèque et les avant-gardes (1918-1938) » sera présentée à la Médiathèque. Un hommage sera également rendu à Václav Havel, l’homme de théâtre mais aussi l’un des membres-fondateurs de la Charte 77, figure de proue de la « révolution de velours » en 1989 puis Président de la République jusqu’en 2003 : Andrea Sedláčková présentera le12 octobre son documentaire : « Václav Havel, un homme libre ». Enfin Thierry de Seguins-Cohorn nous parlera le 25 octobre d’une famille française en Bohême : les Rohan. Sous réserve de sa disponibilité, l’Ambassadeur de la République tchèque, M. Petr Drulák, ouvrira ces Semaines par une conférence le 15 septembre sur « la République tchèque et l’Europe ». Cet ensemble de manifestations sera aussi l’occasion de nous remettre en mémoire quelques noms de créateurs et d’artistes tchèques qui appartiennent à la culture universelle: Kafka bien sûr, Milan Kundera, Gustav Meyrink et son Golem, Jaroslav Hašek et son « brave soldat Chvéïk », mais aussi Miloš Forman, récemment disparu, l’artiste surréaliste Toyen, les compositeurs Janáček, Martinů, Smetana, Dvořák, les réalisateurs de films d’animation Trnka, Karel Zeman et Hermína Týrlová, les photographes Josef Sudek, Josef Koudelka, Jan Saudek ou encore le peintre František Kupka. Quelques noms, seulement quelques noms...Dans une lettre restée célèbre Kafka écrit à son ami Oscar Pollak : « Prague ne nous lâchera pas ni l’un ni l’autre. La petite mère a des griffes. Il faudra bien se soumettre ou bien... » ; il en va de même de la culture tchèque : approchez-la, elle ne vous lâchera plus.

 

Dossier à télécharger :

 

 

Entrée : 10 €
Entrée libre pour les moins de 12 ans

Lieu:

Salon Racine, Mairie d’Uzès

Date :

30 oct. 2018 18:00

Organisateur:


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