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Programme

17 mai 2017 20:00

Le temps des brumes languissantes

Concert de clôture du festival aCROSS.

 

 

Composition :
Leoš Janáček, Stéphan Magnin, Michel Coury, Giacinto Scelsi, Jean-Yves Bosseur
Improvisation :
Olivier Innocenti
Poésie expérimentale :
Jiří Kolář et de Ladislav Novák

Interprètes :

Danielle Arrigoni, chant
Davy Basquin, saxophone
Olivier Besson, lecture
Olivier Innocenti, accordéon Bayan, Eigenharp
Alexia Serre, danse
Vessela Tchalakov, piano

 

PROGRAMME

Leoš Janáček : Dans les Brumes, 1912

 

V Mlhách (Dans les brumes), Andante

Pérečko, Chansons moraves

V Mlhách, Molto adagio

Komu Kytka, Chansons moraves

V Mlhách, Andantino

Loučení, Chansons moraves

Obrázek milého, Chansons moraves

V Mlhách, Presto

 

S’en sont allés les jours et les nuits ; silencieux comme toujours – ce que tu mets en forme par ta réflexion appa­raît ainsi tout particulièrement et très nettement – mais de manière totalement déterminée et en décalage radi­cal par rapport au murmure que joue le silence – mélodie et flot de l’accord. J’écoute cette musique de l’âme – j’en vois très distinctement les notes – […] (L. Janáček)

 

Ladislav Novák : Livre de recettes (réalisation de la poésie expérimentale)

 

Miniature 1 : Poèmes pour récitation mobile

Miniature 2 : Prolégomènes à l’égoplasticisme

Miniature 3 : Poèmes tactiles

 

Stéphane Magnin : Le litanie del bel ragazzo pour voix seule, 2017

 

Mélopée pour voix seule a cappella —en italien— d’après le poème éponyme (Le litanie del bel ragazzo, II) de Pier Paolo Pasolini, extrait de son tout premier recueil de poèmes en dialecte frioulan, publié à l’âge de vingt ans ; Poesie a Casarsa.

 

Jiří Kolář : Poèmes du silence

 

Miniature 4 : Pourquoi les arbres ne volent pas

Miniature 5 : Traînant

Miniature 6 : Souvenir d’un chômeur qui allait de bistrot en bistrot en battant des mains le rythme des scies à la mode

 

Jean-Yves Bosseur : Portrait de Jiří Kolář, 1980/83 piano

 

Jiří Kolář : désoriente les aspects fonctionnels des écri­tures et des codes qu’il incorpore dans ses collages ; des bribes de partition interviennent fréquemment dans ses compositions, en particulier dans ses « froissages » et, plus encore, dans ses « chiasmages », selon une méthode qui consiste à placer côte à côte de petits morceaux de papier déchirés. À leur propos, Jiří Kolář évoque volon­tiers le spectre de la polyphonie, cette pratique lui ayant appris à regarder et à observer l’univers sous mille et un angles. Dans ses collages de notations et écritures qui se juxtaposent, on pressent en effet une musique poten­tielle, sorte de rumeur vocale qui pourrait bien s’ampli­fier en un gigantesque choeur. Dans les collages qu’il a réalisés à partir du Portrait de Mademoiselle Rivière de Ingres, Jiří Kolář a choisi d’inscrire, à la manière d’un écho musical, des fragments de partitions des premières symphonies de Haydn (réduites pour piano). Pour un pro­jet de livre qui ne s’est malheureusement pas concré­tisé, je me suis servi de plusieurs de ses collages pour en déduire plusieurs partitions, mais plus importante encore a été, pour moi, l’influence de ses méthodes proprement dites de collage, dont j’ai tenté des applications aussi rigoureuses que possible dans le Portrait de Jiří Kolář, pour piano, à travers un jeu de citations de Beethoven, Schubert, Brahms, Satie, Webern, Weill... Ses techniques m’ont en effet évoqué le système des tropes dans le chant grégorien et m’ont notamment appris à observer les rela­tions qui peuvent se propager d’un fragment de partition à un autre, selon les points de vue les plus diversifiés, frôlant parfois l’absurde, en tout cas tout autrement que selon des critères de nature musicologique, plutôt en tant que sommes d’inscriptions graphiques à déconnec­ter, éloigner de leur cadre d’origine, comme si je devais finir par accorder ces bouts de partitions à d’autres tem­péraments, modèles temporels, à une autre conception du jeu musical. Certes, le contact avec une oeuvre de ré­férence, que me soumet de façon non délibérée Jiří Kolář à travers ses collages, me dépayse, mais je la dépayse en retour à partir des pistes qu’il me suggère. Jiří Kolář s’est lui-même servi d’une des pages de mon manuscrit de son Portrait pour réaliser un froissage que j’ai bien l’inten­tion de décrypter un jour prochain afin d’en déduire une extension de la pièce. (J.Y. Bosseur)

 

Michel Coury : Un canon pour la paix, 2017, pour saxophone et accordéon

 

Giacinto Scelsi : Canti del Capricorno, 1962-72, saxophone et voix

 

Interprètes :

Danielle Arrigoni, chant
Davy Basquin, saxophone
Oli­vier Besson, lecture
Olivier Innocenti, accordéon bayan, bandonéon
Alexia Serre, danse
Vessela Tchalakov, pia­no

 

Salle Janáček

Entrée libre

 

Lieu:

Date :

17 mai 2017 20:00

Organisateur:

Le Centre tchèque est coorganisateur de l'événement


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