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Programme

20 avr. 2017 19:00 - 10 juin 2017

Affinités silencieuses, dialogues des regards croisés

Exposition au Centre tchèque de Paris rassemble des oeuvres de V. Boštík, M. Cahn, E. Gramatzki, O. Karlíková, J. Kolář, Krochka, F. Kupka, D. Lioté, L. Novák et J. Šíma. Elle représente une tentative audacieuse de laisser entrevoir une face cachée et passionnante de la mystérieuse et quasi insaisissable communion créatrice entre artistes français et tchèques du vingtième siècle.

Dans le cadre du festival aCROSS.

Vernissage le jeudi 20 avril 2017 à partir de 19h, en présence des commissaires de l'exposition Lenka Stransky et Jean-Yves Bosseur, les artistes françaises Denise Lioté et Krochka et Son Excellence Petr Drulák, Ambassadeur de la République tchèque en France.


Artistes exposés :
Václav Boštík, Marcelle Cahn, Eve Gramatzki, Olga Karlíková, Jiří Kolář, Krochka, František Kupka, Denise Lioté, Ladislav Novák, Josef Šíma

 

La thématique des liens artistiques franco-tchèques est depuis longtemps à l’honneur au Centre tchèque de Paris, au travers de nombreux concerts, expositions, conférences ou représentations théâtrales. Dans la plupart des cas, les liens que ces manifestations s’attachent à mettre en évidence sont conjoncturels, car découlant de diverses circonstances indépendantes des oeuvres elles-mêmes : rencontre fortuite entre artistes, séjour d’étude, participation conjointe à un programme culturel, hasard du destin, événement historique…

L’exposition proposée ici est à cet égard inhabituelle au sens où elle met en exergue des liens relevant du registre bien plus profond des affinités esthétiques et spirituelles qui demeurent généralement dissimulés au large public car, le plus souvent, ils se tissent silencieusement et de manière subtile à l’occasion de dialogues intimes avec les artistes.

Lenka Stransky

 

Les échanges et les liens entre nos deux pays, la France et la République tchèque, n’ont pas cessé de se développer depuis le début du vingtième siècle mais ; loin d’être artificiels ou simplement politiques, ils se sont tissés et consolidés en fonction des affinités très profondes qui existaient entre les projets esthétiques des artistes. En ce qui me concerne, tout est parti de l’intérêt très fort de Michel Butor pour l’oeuvre de Jiří Kolář même si, depuis longtemps, je nourrissais une admiration inconditionnelle pour Kupka, un des plus grands maîtres de l’abstraction, ainsi que pour Šíma, dont la dernière période créatrice représente un modèle de cheminement vers la voie de l’intériorisation par une épuration des moyens aussi sensible que rigoureuse. C’est donc par l’intermédiaire de Butor que j’ai pris contact avec Kolář, nouant avec lui des relations à la fois musicales et amicales lors de plusieurs séjours à Prague ; son inventivité, sa fécondité m’ont stupéfié et c’est lui qui m’a sensibilisé aux multiples facettes du collage, son enseignement pouvant incontestablement s’étendre à d’autres domaines que les arts plastiques, notamment celui de la musique. Et à partir de lui, tout un réseau s’est peu à peu constitué et d’autres rencontres ont pris le relais, comme par de fertiles rebondissements successifs, avec Ladislav Novák, Václav Boštík, Olga Karliková. Et je me suis vite rendu compte, par ailleurs, que la démarche de plusieurs de ces artistes avaient résonné parallèlement dans la conscience créatrice d’artistes qui m’étaient chers, tels Marcelle Cahn, Eve Gramatzki, plus récemment Denise Lioté, Krochka, dont les regards n’ont pas tardé à se croiser. On peut en effet déceler une forme de filiation, d’affinités électives entre la plupart d’entre eux avec, en commun, des préoccupations qui vont dans le sens d’une quête de la lumière, de l’imperceptible, du dépouillement jusqu’aux limites du visible, de l’imprégnation de la dimension temporelle dans la saisie du visuel, avec les incidences et exigences spirituelles que suppose une telle investigation. Et à ce propos, il me revient en mémoire une phrase de Fernand Léger, qui considérait Satie, Mondrian, Duchamp, Brancusi, Arp comme les « maîtres incontestés du beau inexpressif et silencieux » et qualifiait leurs oeuvres de « transparentes, objectives, précises ». À l’écart du vacarme des avant-gardes factices et des modes dûment médiatisées, il existe bien une famille d’artistes qui, par-delà les frontières, creusent inlassablement leur sillon, sans faux-semblants et dans la plus grande discrétion.

Jean-Yves Bosseur

 

Programme d'accompagnement :

20 avril à 19h / Soirée du vernissage
Compositions de Jean Yves Bosseur (Olivier Innocenti, accordéon bayan), d’Alexander Scriabin, de Paul Hindemith (Georges Bériechvili, piano), Improvisation d’Olivier Innocenti (eigenharp)

11 mai à 20h / Recherches, fantaisies et gloses : mouvements dans la pensée musicale - concert soirée littéraire
Composition de Jean Dussek, Josquin des Près, Francesco Da Milano, de François Couperin,
Improvisations de Jean-Luc Tamby, Christophe d’Alessandro, Olivier Innocenti,
Texte de Laure Gauthier, écrivaine
Jean-Luc Tamby (luth), Christophe d’Alessandro (clavicorde), Olivier Innocenti (accordéon Bayan, Bandonéon),Olivier Besson et Benjamin Guillot (lectures), Martin Laliberté (électronique temps-réel)

17 mai / La cinétique des arts - colloque interdisciplinaire

17 mai à 16h / JI2 pour synthétiseur
Performance (Célio Paillard, Nicolas Le Mignot, Frédéric Mathevet)  

17 mai à 20h / Le temps des brumes languissantes - concert de clôture
Composition de Leoš Janáček, Stéphan Magnin, Michel Coury, Giacinto Scelsi, Jean-Yves Bosseur Improvisation d’Olivier Innocenti Poésie expérimentale de Jiří Kolář et de Ladislav Novák Interprètes : Olivier Besson (lecteur), Davy Basquin (saxophone), Danielle Arrigoni (chant), Olivier Innocenti (accordéon Bayan, Eigenharp), Vessela Tchalakov (piano), Alexia Serre (danse)

 

Le Festival aCROSS est consacré aux diverses formes d’art contemporain qui explorent les interactions et échanges entre les mondes sonore, visuel et conceptuel, un accent particulier étant mis sur l’application des nouvelles technologies numériques. Depuis sa fondation, il s‘attache à mettre en place un dialogue entre la recherche, la création et la formation, dans différents domaines et à différents niveaux d‘enseignement - université, conservatoire supérieur, conservatoire municipal, enseignement artistique municipal.. Comportant un large éventail de formes diverses -expositions, concerts, projections, ateliers pédagogiques,…- le festival offre aux participants une structure d’accueil de valorisation de leurs activités créatrices. L’enjeu et l‘ambition est de créer un cadre stimulant pour des rencontres artistiques, scientifiques et pédagogiques dans le domaine de l’art interdisciplinaire et accueillant compositeurs, interprètes, chercheurs, pédagogues et élèves.

 

A télécharger:

 

 

Entrée libre.

Lieu:

18 rue Bonaparte
75006 Paris
France

Date :

A partir du : 20 avr. 2017 19:00
Jusqu'au : 10 juin 2017

Organisateur:

Le Centre tchèque est coorganisateur de l'événement


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