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Nouvelles

Karel Pecka

Un récit de Karel Pecka, Les yeux de Sacha publié en samizdat pendant la normalisation vient de paraître aux éditions Alidades

KAREL PECKA, Les yeux de Sacha

Récit traduit du tchèque par Hana Barraud. Préface de Marie-Hélène Prouteau.

Né en 1928, Karel Pecka, est arrêté en 1949 pour dissidence politique et passe plus de dix ans emprisonné et dans les camps, travaillant notamment dans les mines d’uranium. Il tire de cela de nombreux récits dont certains paraissent en Tchécoslovaquie entre 1966 et 1968. Interdit de publication de 1969 à 1989, durant la période dite de «normalisation» qui a suivi le Printemps de Prague, il doit travailler comme «pompeur d’eau» dans les marais de Bohème, parcourant le pays, de village en village, vivant de façon rudimentaire dans une roulotte. Cette itinérance forcée et pénible lui est l’occasion d’enrichir sa perception de la réalité sociale et humaine. Il en tire plusieurs récits de grande intensité, dont Les yeux de Sacha : ce texte fortement autobiographique, où deux amis s’attachent à un chien errant, a tout de la parabole : dans un décor de misère et d’hiver glacial, le chien Sacha, corniaud famélique, est comme l’expression de la douleur et de l’absurdité des destins humains.

Auteur de nombreux livres – romans, poésie, nouvelles, théâtre – mais aussi metteur en scène, refusant tout compromis avec le régime (Il est un des premiers signataires de la Charte 77) il a parfois été considéré comme le Soljénitsyne tchèque. Son roman le plus célèbre, Passage, vient d’être réédité aux éditions Cambourakis

Karel Pecka est mort à Prague le 13 mars 1997 des suites d’une grave a ection pulmonaire.

52 pages, 6 euros.