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Nouvelles

Entre Paris et Prague

Quinzaine tchèque à Bures sur Yvette

 

 

Du 26 septembre au 15 octobre 2011

 

Les relations culturelles entre la République tchèque et la France sont intenses, fructueuses et dynamiques. Ce temps fort en est la preuve. Regroupant les arts majeurs (musique, arts plastiques et littérature), c’est une flanerie entre Vltava et Seine à laquelle nous vous convions.

 

 

Samedi 1 octobre à 21h – concert lyrique

 

Zdena Kloubová, soprano

Jana Petrášová-Leclerc, piano

 

Soirée prestigieuse avec deux artistes de renommée internationale qui vous feront découvrir les grands compositeurs tchèques : Dvořák, Smetana, Janáček, Martinů.

 

Zdena Kloubová est diplômée de l’Académie de musique Prague. Durant ses études, elle est primée au Concours international de chant Robert Schumann à Zwickau. Elle devient soliste de l’Opéra d’Etat de Prague en 1992 et un an plus tard soliste du Théâtre national de Prague.

Son répertoire inclut plus d’une vingtaine de rôles dans de grands opéras parmi lesquels Suzanne des Noces de Figaro, Fiordiligi dans Cosi Fan Tutte, Elvira et Zerlina dans Don Giovanni, Gilda dans Rigoletto, Violetta dans La Traviata, Rosine dans Le Barbier de Séville, Karolina dans Les deux Veuves et le rôle titre de La Petite Renarde Rusée de Janáček.

Elle a collaboré avec des orchestres prestigieux comme l’Orchestre symphonique de Prague, l’Orchestre symphonique de la Radio Tchèque, l’Orchestre philharmonique Tchèque, l’Orchestre symphonique de Liverpool, la Chicago Sinfonietta, et s’est produite dans de nombreux pays : Japon, USA, France, Allemagne, Italie et Angleterre, sous la direction de grands chefs comme Aldo Ceccato, Gaetano Delogu, Jiří Bělohlávek, Martin Turnovský et Charles Mackerras.

Zdena Kloubová a enregistré plus de 20 CDs dont l’Opéra de Dvořák Rusalka avec la Philharmonie tchèque sous la direction de Charles Mackerras, Erotikon (chants d’amour de Dvořák, Föerster et Novák), deux albums de musique sacrée, l’oratorio Les Chemises de Noce de Dvořák avec l’Orchestre symphonique de la Radio Tchèque et Carmina Burana de Carl Orff avec l’Orchestre symphonique de Prague sous la direction de Gaetano Delogu.

 

Née en Tchécoslovaquie, Jana Petrášová-Leclerc fait ses études de piano au Conservatoire de Prague puis à l’Académie de Musique de Prague dans la classe de Jan Panenka. Elle a remporté le 1er prix au Concours Bedřich Smetana de Hradec Kralové et le 3e prix au Concours Chopin de Marianské Lázně.Elle est titulaire de la médaille d’Or du Conservatoire de Rueil-Malmaison.

Elle se produit à Prague, Paris, Londres, Budapest, Varsovie… avec des interprètes tels que le violoncelliste Bohuslav Pavlas, les soprano Zdena Kloubová et Judy Swierczewski, le baryton Fabrice Chomienne, les violonistes Tomáš Tuláček et Petr Matěják, le Trio à cordes tchèque et d’autres.

Elle a donné des cours de piano à Prague et à Budapest, a enseignè aux Ecoles de musique de Lozère et de Limours et enseigne actuellement au Conservatoire de Fontenay aux Roses.

 

Entrée : 17 €, tarif réduit : 10 €

Centre culturel Marcel Pagnol

 

 

Du 26 septembre au 15 octobre 2011 – exposition

 

Roman Kameš, Jaroslav Macek, Miloš Síkora

 

Vernissage le 1er octobre à 19h30 en présence des artistes

 

Roman Kameš

1952 né à Prague

1973 arrive à Paris où il étudie la peinture à l’ENSBA

expose depuis 1986

Réfléchissant à l’oeuvre de Roman Kameš, nous voyons se détacher surtout deux aspects intéressants que nous désigneronscomme la situation du paysage, l’autre comme l’être-en-situation du paysage mental originel. Il s’agit là de la disposition, du cadre intellectuel qui contribue à mettre en place un pré-projet de perception. Nousnous trouvons toujours déjà dans une disposition quelqconque, que nous en ayons conscience ou non. Cet accord est ce qui nous élève à la perception de l’être en totalité, à ce qui imprègne toute relationnalité humaiune et qui, dans le champ de vision du quotidien, apparaît comme inssaissable.

En se rendant en 1992 au Ladakh en inde, Roman Kameš s’est trouvé dans un paysage qui l’a interpellé. Son paysage originel. C’est pourquoi il arrive à le saisir et à le donner à voir. C’est un paysage de fond marin que la tectonique du sous-continent indien a ramené de force à la surface. Mais c’est aussi une terre de moussons, de lunes et de soleils. Le paysage intime de Roman Kameš n’est pas la place vide de l’intuition extérieure, où le sujet situe ses inventions. C’est le champ de la vision immédiate, où la réalité se révèle transparente.

Le vu, le perçu est à mettre en relief, à définir par rapport à un fond. Le paysage de Roman Kameš se découvre dans une cassure. C’est souvent une halte, disons le premier col sur la route de Manali au Ladakh : le col du Rothang La. C’est là que s’ouvre la toile de fond, que la situation du paysage se dote de sens dans un tissu de lieux. l’espace devient proche. C’est de cet espace proche que parlent les peintures.

Martin Kolář

 

Jaroslav Macek

1944 né à Prague

études d’architecture

1970 arrive en France

expose depuis 1970

Le « Mani/miroir cosmique » est conçu comme un support de contemplation et de méditation du temps cosmique. Il est en quelque sorte un hommage à la beauté et à la perfection intellectuelle de l’univers. Mani signifie « joyau » et rappelle le joyau, une fleur de lotus que tient dans ses mains Avalokiteshvara, le bodhisattva de compassion et de sagesse.

Ce sont deux syllabes du plus important mantra du bouddhisme tibétain om mani padme hum.

La matière noire de ces diagrammes méditatifs est la représentation symbolique de la mystérieuse substance noire qui domine l’immensité cosmique de sa masse. C’est elle qui façonne l’architecture de l’univers en perpétuel devenir.

Les formes géométriques structurant leurs compositions esquissent la projection d’un ordre cosmique divin où les amas de corps célestes et de poussières interstellaires participent à ces changements harmonieux. Notre appartenance à ce mouvement cosmique incessant conditionne l’évolution des états subjectifs de notre conscience et peut révéléer la connaissance de ce qui restait ignoré de nous en nous.

Jaroslav Macek

 

Miloš Síkora

1945 né à Nesměň, Bohême méridionale

1966-1971 étudie à l’Ecole des Arts et métiers de Prague

1989 arrive à Paris

expose depuis 1975

A Prague, dans les années 60, Miloš Síkora peint des tableaux en noir et blanc, à la ligne épaisse et graphique. Plus tard, dans les années 70-80, il crée des objets et des assemblages faits de ruches et de rebuts divers.

Son arrivée en France en été 1989 marque un tournant radical dans son oeuvre. En région parisienne, il rencontre une toute autre luminosité. Ses tableaux se basent sur des motifs du monde réel, mais parfois ceux-ci nous apparaissent voilés. Ce voile est d’ailleurs le fait de sources lumineuses ou de luminosités variées, liées au climat, à la brume, au vent, à l’ondoiement de la chaleur... C’est ce qui donne aux tableaux de Síkora leur ambiance particulière, mystérieuse, parfois presque onirique, et pourtant si familière.

Síkora est fasciné par la mer : il s’est lancé dans un projet qu’il nomme lui-même son Tour des côtes de France. Commencé au Nord, avec des tableaux de beffrois, il développe maintenant un vaste cycle de toiles avec différents motifs des côtes normande et bretonne.

La mer – ou plus précisément, l’océan – est une frontière, une limite entre notre monde et un au-delà qui nous échappe. Sur l’Île d’Ouessant, Síkora peint une Fin du monde – trois pierres face à de gigantesques vagues – qui exprime lma sensation de néant à l’immensité marine. La contemplation des vagues, comme une méditation, a amené Síkora à comprendre qu’il n’allait peindre qu’un seul tableau toute sa vie. Un des motifs récurrents de ce cycle : le phare, à la fois appel au secours, main tendue et ancre de sauvetage... La peinture comme instinct de survie...

Jean-Gaspard Páleníček

 

Entrée libre

Centre culturel Marcel Pagnol

 

 

Samedi 8 octobre à 17h – littérature

 

Jean-Gaspard Páleníček – Les Bouleaux

 

Né à Prague en 1978. Auteur de textes en vers, en prose et pour le théâtre, compositeur, comédien et commissaire d’expositions. Ancien membre du théâtre Orfeus à Prague où il créa, entre autres, les rôles de Croniamantal (Guillaume Apollinaire, Le Poète assassiné) et de Iago (Shakespeare, Othello). Cofondateur de l’association artistique Elgar dirigée par le compositeur Miloš Bok. Auteur de diverses pièces pour piano et de musique de chambre. Actuellement directeur adjoint et chargé de programmation au Centre culturel tchèque de Paris.

 

Bibliographie

Culture tchèque des années 60, L’Harmattan, 2007, avec Michael Wellner-Pospíšil (ed.)

Les Bouleaux, éditions Revue K, Alfortville, 2008, prix de l’Association Henry Durand 2002
Mater dolorosa, éditions Revue K, Alfortville, 2009

Le Ménage de Balzac, éditions Revue K, Alfortville, 2009

Une maison dans une province de Bohême, des routes forestières, un grand-père compositeur en tenaille entre son ambition et le régime communiste, une histoire familiale marquée par l’histoire tchèque de la deuxième moitié du 20e siècle, de la Seconde Guerre mondiale à l’après-Révolution de velours en passant par l’expulsion de la minorité allemande et les grands procès politiques... Ce récit pose la question de la relation entre éthique et création artistique. Il est, pour le dire simplement, l’expression sensible et subjective d’un roman national – transnational même, dans la mesure où il est écrit en français. Jean-Gaspard Páleníček nous aide à penser une histoire mal connue, vue sous l’angle de passions que personne n’ignore : de l’amour à l’indifférence, du courage à la lâcheté... Troublante révélation de l’universel singulier, qui revêt les formes du rêve pour rendre le réel plus admissible.

 

Entrée libre

Médiathèque

 

 

Centre culturel Marcel Pagnol

Rue Descartes

91440 Bures-sur-Yvette

01 69 18 79 50

 

Médiathèque

7 impasse de la Station

91440 Bures-sur-Yvette

01 69 18 24 74